Sanctuaire de fait

Depuis 2014 nous avons reçu le label de « Sanctuaire priant pour la France ».
Récemment nous étions contactés par l’actuel coordinateur des sanctuaires qui prient pour la France.
Voici quelques extraits des mails échangés.

« Cher frère
votre zèle est très impressionnant et rend gloire à Dieu, sans aucun doute.
Vous faîtes également beaucoup pour le devenir de la France, c’est pourquoi je vous avais inscrit parmi les « sanctuaires de fait » sinon de droit !
En bonne union de prière pour vos œuvres.
Padre Bernard, coordinateur (5 avril 2018) »

Notre réponse.
Mon Père,
merci pour la promotion que vous nous accordez, si c’est la « vox populi, vox Dei », nous acceptons.
Dans la « tirelire spirituelle » de la France, nous mettons tous les chapelets de 18h,
et tout le rosaire de jeudi (1e pour ceux qui cherchent du travail, 2e pour l’Etat Français (14h30 et 19h), 3e pour les âmes du Purgatoire, 4e pour l’Eglise en France et le 5e pour les évêques et les vocations) de 14h30,
le triduum sur la Vierge Marie (de 2 au 4 mai, la conférence à 15h45 et 20h30),
tous les chapelets de la Miséricorde avec l’Office des lectures de 15h.
toutes les Messes du 13 du mois en l’honneur de Notre Dame de Fatima, également toutes les initiatives et intuitions pastorales que le Seigneur nous demandera de mettre en pratique.
Fraternellement
Chambéry le 8 avril 2018, fête de la Miséricorde Divine.

« Cher frère
je ne suis rien pour vous donner une promotion ecclésiale de sanctuaire mais au niveau de la vie spirituelle , sans me prendre pour Dieu, les sanctuaires sont divers… et surtout lorsque le cœur est proche de Celui de Jésus et Marie pour faire grandir les desseins de Dieu sur une personne, famille ou pays, voire continent, alors notre cœur est un sanctuaire où vient se reposer notre Seigneur
Belle et bonne être de l’Annonciation.
Padre de Frileuze (9 avril 2018) »

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Témoignage : Neuvaine de Pompéi, Oratoire des Capucins, Chambéry.

Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit.» Jean (3, 7b-15)

Durant ces 54 jours nous avons cessé nos activités profanes et à l’exemple de Marie, la sœur de Marthe, nous avons prié Notre Dame de Pompéi.

Deux heures chaque jour, récitation du chapelet et méditation des mystères de la vie de Jésus, de la vie de l’église.

Devant le Saint-Sacrement, au rythme des « je vous salue Marie », des « ne nous laisse pas entrer en tentation », « Gloria Patri », et « Oh mon Jésus, J’ai confiance en toi », comme les apôtres au mont Thabor, notre cœur était tout brûlant, empli de cette sainteté ineffable de Dieu.

Notre prédicateur, je dois le dire, envers nous, s’est montré très exigent et plein de bonté : formulez bien votre intention de prière pour cette neuvaine, et ne manquez pas d’être fidèle chaque jour à ce rosaire.

Oh combien, en communauté, ces moments de prières étaient faciles… le temps ne comptait plus, tandis qu’à la maison, que de distractions nous assiègent.

Cette méditation des mystères prenait toute sa force par le partage, ensuite, du pain et du vin …. et les bons mots de l’homélie étaient là pour nous expliquer, nous enseigner, ces mystères.

Au cours de ces deux mois, il n’est pas possible ici de décrire toutes les grâces reçues au quotidien.

Toutefois les relations avec mon entourage, ma famille, ont changé, ou plutôt c’est moi qui ai changé de nature, en voyant Jésus à l’œuvre au cœur de chacun…et égoïsme, peur, jalousie, méchanceté de s’évanouir.

Mon oraison, le temps que je passe à écouter, à méditer l’Ecriture Sainte et approfondir les auteurs spirituels en ont été profondément transformés.

Ces auteurs, je dois les citer car ils sont une aide spirituelle forte.

Saint-Jean de la Croix, Sainte Thérèse d’Avila, Saint-Thomas et les Apôtres, bien sûr, en particulier Saint-Jean l’apôtre bien-aimé.

Là, dans la chapelle, la Vierge Marie était tout sourire, nous étions là.

Je terminerai simplement en disant : oui! prions la Vierge Marie et demandons au Seigneur qu’il nous envoie des prêtres selon l’ordre de Melchisédech afin qu’ils nous montrent le chemin du ciel, qu’ils annoncent cette Bonne Nouvelle de l’Évangile. Alléluia, Jésus avec nous, le Christ est mort et ressuscité, il nous précède en Galilée.

Merci frère.

Georges

Ce 14 avril 2018

Rosaire aux frontières

Les diocèses « frontaliers »

Si un jour la France va prier le Rosaire aux frontières une cinquantaine de diocèses seraient concernés.

Si un jour la France va prier le Rosaire aux frontières une cinquantaine de diocèses seraient concernés.

1 Le Havre, 2 Rouen, 3 Amiens, 4 Arras, 5 Lille, 6 Cambrai, 7 Reims, 8 Verdun, 9 Nancy, 10 Metz, 11 Strasbourg, 12 Belfort, 13 Montbéliard, 14 Besançon, 15 St Claude, 16 Ain, 17 Annecy, 18 Tarentaise, 19 Maurienne, 20 Gap, 21 Digne, 22 Nice, 23 Ajaccio 24 Fréjus, 25 Marseille, 26 Aix, 27 Montpellier, 28 Carcassonne, 29 Perpignan, 30 Pamiers, 31 Tarbes 32 Bayonne, 33 Aire et Dax, 34 Bordeaux, 35 La Rochelle, 36 Luçon, 37 Nantes, 38 Vannes, 39 Quimper, 40 St Brieuc, 41 Rennes, 42 Coutances, 43 Bayeux, 44 Basse-Terre (Guadeloupe), 45 Fort-de-France (Martinique), 46 Cayenne (Guyane), 47 Saint-Denis de La Réunion, 48 Mayotte, 49 Wallis-et-Futuna, 50 Papeete (Polynésie française), 51 Nouméa Nouvelle–Calédonie, 52 Saint-Pierre et Miquelon 53 Taioha’e ou Tefenuaenta (Polyésie Francaise).

Le 2 septembre 2018 nous pourrons fêter le millième jour…

Le thème de la miséricorde revenu dans les lectures du quatrième dimanche du Carême Laetare, m’a poussé à compter les jours de notre célébration quotidienne du Chapelet de la Miséricorde à l’Oratoire.

Je le savais que nous étions dans la troisième année, puisque nous avons commencé le chapelet de la Miséricorde le 8 décembre 2015.

Le 2 septembre 2018 nous pourrons fêter le millième jour de cette sainte pratique religieuse du XX siècle.

Que le Seigneur Miséricordieux nous donne la grâce de lui offrir des milliers de jours de cette prière et qu’il remette entre ses mains nos vies sur cette terre et notre vie éternelle.

Merci à ceux et celles qui durant cette période sont venus prier avec nous, et surtout ils ont propagé cette prière autour d’eux.

Le 2 septembre de cette année étant le jour du Seigneur, le dimanche à la Messe Solennelle après notre office, je vais célébrer l’Eucharistie à l’intention de tous ceux qui étaient venus prier à l’Oratoire et tous les internautes qui visitent notre blog.

Première publique neuvaine de Pompéi à Chambéry.

Souvent nous sommes pressés pour obtenir une grâce de Dieu, la formule qui nous arrange, c’est sous 12h avec la livraison à domicile.

Marie nous apprend à patienter et à remercier.  Comme si nous étions déjà exhaussés.

Mais La prier 54 jours, cela parait exagéré. Notre demande est si importante ou si impossible à obtenir, qu’elle nous oblige à demander 27 jours de suite sans interruption et après remercier d’autres 27 jours sans être sûr d’être entendu et béni… Et cette prière ce n’est pas ‘Gloire au Père’ ou ‘Alléluia’, mais le Rosaire entier, ou au moins trois mystères, 150  Je vous salue. Elle n’est pas facile cette Mère de Dieu, la reine du Rosaire.

En nous faisant prier si copieusement, elle se rattrape, elle récupère les ‘Je vous salue’ non-dits, non-priés, non-formulés, les ‘Je vous salue’ sans voix, muets, sans lettre. Elle guérit d’abord notre passé pour préparer la guérison de notre demain.

Il faudrait être à Pompéi pour faire une prière pareille, avoir le Vésuve dans son dos, ou le dévisager chaque jour. Dans l’urgence, on abrège, on dit l’essentiel, on saute le superflu.

Avec Elle, cela ne marche pas. Jour après jour vous vous rendez compte que ce que vous demandez est grave, complexe, ultra important, vous comprenez que le prix devrait être élevé. Vous ne cherchez pas quelque chose en solde, ni bradée. Votre intention était bien murie et extrêmement précise pour éviter tout amalgame. Au fil des jours vous vous réconciliez avec Elle, vous ne la harcelez plus, vous insistez moins, vous égrainez votre chapelet dans la confiance grandissante.

Cette neuvaine faites avec les autres vous émonde comme une vigne.  Vous vous croyez des concourants d’abord, leur voix aussi ne cache pas cette même obstination, d’être exhaussé à la-va-vite. Après vous êtes prêt à appuyer leur demande et céder quelques grâces en leur faveur. Vous ne pensez plus à qui la Vierge va répondre la première. Les intonations de leur voix vous paraissent presque un bruissement de la volonté Divine, leur prière bénit la vôtre, et vous faites de même.

Neuvaine de Pompei 2018 a

L’an dernier, je me suis laissé porter par trois neuvaines de Pompéi consécutives, trois fois 54 jours, à l’occasion du jubilé de Fatima. Je n’ai pas osé proposer la neuvaine aux autres, parce que je craignais de les décourager. Je suis devenu moi-même cobaye de la prière. Jamais je n’ai calculé ni compté des jours comme st François d’Assise qui faisait ses carêmes au moins trois fois par an.  Je ne sais pas par quelle intuition, ou nécessité j’ai pris comme jour de départ le mercredi des Cendres. Quelle était ma joie de découvrir que 54 jours se termineraient le jour de la Fête de la Miséricorde divine. Cette sainte coïncidence m’a convaincu que cette neuvaine va être particulièrement bénie.

Mes trois neuvaines précédentes m’ont appris une chose. La réponse à votre prière peut prendre une forme inattendue. Ce que vous avez demandé pourrait vous venir par les autres. Vous croyiez faire une bonne affaire avec la Vierge sous celle d’un sermon, tout top secret, mais non. Elle va vous envoyer des personnes pour vous aider, c’est très biblique et très prophétique. Ne lui en voulez pas si Elle va se faire remplacer par quelqu’un.

Si vous avez une toute petite foi pour démarrer une neuvaine de Pompéi, lancez-vous, vous ne regretterez pas. En solitaire ou en groupe peu importe. Sachez que l’intention devrait être la même, elle est inchangeable au cours de la neuvaine. Elle est identique pour les jours de demande et les jours de remerciement. ‘Salve regina’ à la fin vous donnera envie de recommencer demain.

Nous avons notre propre déroulement, puisque nous intégrons le Chapelet de la Miséricorde et les lectures de l’office des lectures.

Nous commençons par : Ce rosaire je prie et médite en ton honneur, Reine du saint Rosaire (j’expose la grâce désirée)

27  jours d’action de demande

« Souvenez-vous ô miséricordieuse Vierge de Pompéi, que l’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection par le moyen du rosaire, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné. Ne méprisez pas mes suppliques ô Mère du Verbe Eternel, mais par votre saint Rosaire, et la prédilection pour votre église à Pompéi, exaucez-moi dans votre bienveillance. Amen »

27  jours d’action de grâce

« Qu’est-ce que je pourrais t’offrir ô Reine pleine d’amour ? Je te consacre toute ma vie, et toutes mes forces pour propager ta bienveillance, ô Notre Dame de Pompéi, parce que quand j’implorais ton secours, la grâce divine visitait ma vie. Partout, je vais annoncer ta miséricorde dont j’ai connu les bienfaits. Si j’arrivais à propager davantage cette pratique du rosaire, à tous j’annoncerais avec quelle tendresse tu m’as traité, pour que les indignes pécheurs comme moi, avec totale confiance se dirigent vers toi. Si tous les habitants de la terre pouvaient expérimenter ta bonté et ta miséricorde, tous chercheraient ton secours. Amen »

La première prière pour les jours de demande au début et la deuxième pour les jours d’action de grâce sont suffisantes.  Vous en trouverez encore d’autres, mais si vous récitez déjà le rosaire entier, elles pourraient vous alourdir.

taucapcham@gmail.com

 

 

Depuis 724 jours la Miséricorde Divine est priée à l’Oratoire des Capucins de Chambéry.

Oratoire des Capucins  (73)

Grâce au noyau de fidèles, vraiment fidèles à Jésus,  nous prions tous les jours sa Miséricorde pour nous et pour le monde entier.  Sr. Faustine nous accompagne dans cette démarche et nous obtient des grâces et des bénédictions. Ce  peu de temps offert avec beaucoup de cœur nous rapproche du cœur de Jésus. Merci à tous ceux qui sont déjà venus prier et également à ceux qui viendraient un jour.

Les soucis d’ordinateur et le travail accrue m’ont empêché de mettre à jours mes blogs.

Grâce à Dieu notre ‘rosaire jubilaire’ de Fatima s’est bien conclu par le marathon spirituel de nuit du 12 au 13 octobre. Les piliers de notre oratoire étaient là. La ferveur ne manquait pas, notre communauté nourrie de la prière fait de nous une famille spirituelle très forte et bien soudée.  Des jours, des heures passées ensemble, des intentions portées par chacun de nous, ont fait de nous une vraie Église en prière. Notre cénacle formé autour de Marie, nos regards attirés par l’ostensoir ainsi que l’arc en ciel de nos voix nous ont fait vivre une communion mystique, que seulement la prière peut offrir. Dans les mains de Marie nous avons déposé des prières qu’elle seule est capable de mesurer leur poids. Nous lui offrions tout. C’était à elle de dispatcher selon sa lecture des évènements. fatimka-naszaPetite statue (40 cm) de la Vierge de Fatima, posée dans le bosquet de feuillage de nos plantes, éclairée par une lumière qui blanchissait le bleu et blanc de ses vêtements à tout jamais s’est gravée dans nos mémoires. Nous savions qu’elle était là et lisait sur nos lèvres l’amour et la supplique.  Tout ce temps de grâces commence à nous manquer. Le treize du chaque mois vers 15h45 nous célébrerons la Messe de Son Cœur Immaculé et réciterons un chapelet. En février nous allons reprendre cinq samedis de la Communion réparatrice et probablement le mercredi des cendres nous entamerons la neuvaine de Pompéi, pour la victoire de l’amour de Jésus qui se terminerait après 54 jours le dimanche de la Miséricorde Divine… Si quelqu’un voulait se joindre à nous, l’oratoire est grand ouvert.

 

 

502 e jour

Le 22 février 1931, le seigneur Jésus révéla à Sainte Faustine: Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la Fête de la Miséricorde» (Petit Journal 299).

«La fête de la miséricorde est issue de mes entrailles, Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques» (Petit Journal 699)

Saint Jean-Paul II institua la fête de la Miséricorde en 2000, jour de la canonisation de Sainte Faustine.

Jésus s’adresse aux prêtres afin qu’ils proclament la Miséricorde Divine et Il incite les pécheurs à ne pas avoir peur (PJ 50).

Pour rendre grâce à Notre Seigneur Jésus, à l’oratoire des Capucins, nous avons récité à 15 heures le chapelet de la Miséricorde Divine, suivie de la Messe.

Jésus a demandé la vénération particulière de sa Miséricorde au premier dimanche après Pâques et à des privilèges particuliers qui, ce jour-là, sont capables d’arracher l’homme au plus grand abîme du péché.

Des promesses extraordinaires se rattachent à cette fête: le pardon total de nos péchés et la remise de leurs peines nous sont accordés ! (PJ 1109)

«Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma Miséricorde sont grandes ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui se confessera et communiera, recevra le pardon complet de ses péchés et la remise de leurs peines. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles se répandent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, ses péchés seraient-ils comme l’écarlate ! » (PJ 699) « Écris, ma fille, que la Fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier.» (PJ 1517) A.G.

Le dimanche 23 avril 2017, nous avons célébré la messe à 15h00 en l’honneur de la fête de la Divine Miséricorde à l’oratoire des Capucins de Chambéry. Nous remercions du fond du cœur notre Seigneur pour ce beau moment de partage et de grâces reçues. Oh oui, que le Cœur de Notre Seigneur est grand et munificent, il Est cet océan d’amour débordant et guette anxieusement les cœurs qui s’ouvrent pour s’y déverser dans une profonde joie.

C’est dans cette même joie partagée, que les amoureux du Seigneur ont chanté et loué Sa miséricorde aux pieds de leur bien-aimé. Quels mots pourraient rendre cet instant du Ciel où nous reposions sur le doux Sacré Cœur de Jésus: douceur, chaleur, intimité, et communion. Loué soit le Seigneur car éternel est son amour. FS

Communion réparatrice

Les 5 premiers samedis du mois à la demande de la Vierge de Fatima : les confessions à partir de 10 heures et la MESSE à 11 heures

intention réparatrice :

  • les blasphèmes contre l’Immaculée Conception, le 3 juin
  • les blasphèmes contre la Virginité de Marie, le 1er juillet
  • les blasphèmes contre la Maternité divine, le 5 août
  • les blasphèmes de ceux qui mettent dans le cœur des enfants la haine de cette Mère Immaculée, le 2 septembre
  • les offenses contre les saintes Images de Marie, le 7 octobre.

Possibilité d’une consécration individuelle au Cœur Immaculé de Marie, du 15 au 22 août, au cours de la messe de 16 h 45 à l’oratoire.

https://153joursdurosaire.wordpress.com/

Il est dans mes mains

C’était 21h00, ou plus tard, quand une Ford Escort, rouge, s’engageait dans un tournant très serré dans la montagne de Osogowo, près de la frontière entre la Yougoslavie et la Bulgarie. Etroit et plein de trous, le chemin grimpait. La chaussée était glissante. Zuk roulait vite. Il a perdu le contrôle de son véhicule. Il percuta violemment l’arbre, la force du choc fut telle que la camionnette a rebondi et commença à tomber. Mahmud, qui était si gros qu’il n’arrive pas à boucler sa ceinture, se sauve. Zuk tombe dans le précipice, trois cents mètres plus bas.

En haut on pouvait entendre une explosion et une colonne de feu qui montait. Mahmud n’est pas descendu. Faute de courage, ou sous l’effet du choc. Il était certain que son collègue ne pouvait pas survivre.

Zuk se souvient qu’en tombant, quelqu’un lui est venu en aide. Il l’a pris dans ses bras, et sorti du véhicule en flammes. Zuk se rappelait bien son visage et sa posture.  Il fera sa connaissance trois ans plus tard. L’accident a eu lieu 27 mai 1991.

Trois jours j’ai été inconscient, raconte-il. Je me suis réveillé à l’hôpital à Sophia. Plus tard j’ai appris que, dans mon état second, dans mes « rêves », j’avais répété sans cesse le mot ‘merci’. J’ai remercié quelqu’un qui m’a sauvé la vie. Et je disais cela en polonais. L’hôpital a fait venir un employé du consulat polonais, il m’a demandé d’où je venais. Je lui ai répondu, que j’étais albanais du Kosovo. « Mais tu parles le polonais ». Et pourtant je suis du Kosovo.

Zuk Karol Spanca, brunet grisonnant au trait de visage prononcé, relate cette rencontre d’il y a quelques années, comme incompréhensible pour lui aussi.

Quand il m’accompagne au portillon de la petite maison de villégiature aux abords de Skierniewice, il boîte légèrement. C’est une séquelle d’un autre accident de l’année précédente.

Quand, en 1991, Zuk Spanca se trouvait à l’hôpital de Sofia, chez lui à Okrasticy dans le Kosovo, il y avait des préparatifs d’enterrement. Mohammed son coéquipier dans la camionnette est revenu au village apportant la nouvelle d’un accident mortel. Ses proches (de ZUK) immédiatement sont partis sur le lieu d’accident dans les environs de Kyustendil en Bulgarie. Ils n’ont vu qu’un tas de cendres. Ils en ont pris un peu et sont rentrés au Kosovo.

Mais ce jour-là, 29 mai 1991, c’était un dimanche, le télégramme venu de Sofia, les a informés que Zuk était en vie. La famille s’est donc rendue à l’hôpital et non au cimetière.

Après deux semaines, Zuk a quitté l’hôpital. Sa hanche est restée plâtrée. Les médecins ne cachaient pas que, jusqu’à la fin de ses jours, il marcherait avec des béquilles. Il était soigné encore à Skopje en Macédoine, et finalement dans un sanatorium kosovar à Pec. Il a habité à Okrasticy, où dix-sept hectares de bonne terre, une partie des prés et l’autre cultivée, donnait du travail et nourrissait plusieurs générations de Spanca.

L’année suivant les Balkans ont connu la guerre. A vingt-huit ans, Zuk, qui avait fait le service militaire dans l’armée yougoslave, fut appelé sous les drapeaux, malgré son handicap et le fait qu’il se déplaçait avec l’aide de béquilles. Zuk ne voulait pas faire la guerre, mais pas seulement à cause de son handicap. Il ne voulait pas tuer le gens, expliquait-il simplement. Pour cela il priait Dieu, pour qu’il ne soit pas obligé d’aller à la guerre.

Il priait avec ferveur Allah, en tant que bon musulman. Dieu occupait toujours la première place dans sa vie. Grâce à la foi, il avait survécu dix ans cauchemardesques en Turquie chez ses grands-parents, à qui il était confié dès sa naissance avec son frère jumeau.  A la place de l’amour les garçons recevaient une corvée qui dépassait leurs forces physiques.

C’est la foi qui l’a aidé à vivre après la mort de son frère, mort après avoir consommé les bonbons distribués par la milice serbe.

« Je suis resté en vie, parce que je n’ai pas succombé à la tentation. Ils ne sont pas arrivés à me forcer. »

Zuk croyait en Dieu Unique, priait cinq fois par jour, faisait son ramadan, donnait l’aumône. Zuk, ne s’acquittât seulement de pèlerinage à la Mecque un de pilier de l’islam, il n’avait pas le temps d’y aller.  Le 13 septembre 1992, Zuk Spanca devait se présenter au régiment à Sarajevo.

La veille, il était déjà au lit, une voix lui disait : « Lève-toi ».  « Précipitamment,  je me suis mis debout, il n’y avait personne.  Je me suis recouché, croyant que c’était un rêve. Pour la deuxième fois, une voix m’a réveillé, disant « Lève-toi ». J’ai demandé à une sœur en visite chez nous et qui a partagé la même chambre, si elle avait entendu quelque chose. Sur un ton méprisable, elle me répondit que depuis mon accident souvent j’avais des « vissions ». J’ai pensé qu’effectivement j’étais malade – raconte-t-il (à l’auteur qui l’interviewe) en préparant une infusion. Quelques instants après j’ai entendu pour la troisième fois « Lève-toi car une longue route t’attend. » J’étais sûr que Dieu ne voulait pas que j’aille à la guerre. Je me suis levé, j’ai fait ma valise, j’ai mis mon pull-over préféré rouge et noir, j’ai pris de l’argent et je suis parti.

A Mitrovica, à dix kilomètres, je suis arrivé grâce à mes béquilles ». Là-bas il prit un bus pour aller à Skopje. A Elzehan, une localité frontalière entre la Macédoine et le Kosovo, ils furent arrêtés par la milice serbe qui effectua un contrôle. Un soldat scruta longuement sa pièce d’identité. Le document yougoslave n’indiquait pas la nationalité, son nom et prénom ne trahissait pas d’origines albanaises. Son nom de famille a des origines espagnoles. C’est en effet d’Espagne qu’était originaire le grand père de Zuk, surnommé Span, ce qui a donné le nom Spanca. Quand le milicien sortit pour vérifier les papiers de Zuk, et après avoir appris que tous les passagers du bus étaient exécutés sur place, Zuk se sauva bel et bien dans la forêt.

Après huit jours de marche avec ses béquilles, il arriva à Skopje. En route il se nourrissait de ce qu’il trouvait dans les champs et potagers, buvant de  l’eau de source. De la capitale de Macédoine, traversant la frontière verte il est arrivé en Bulgarie et de là en Roumanie. Il envisage par la Hongrie et la Tchéquie arriver en Pologne. A Bucarest il est monté dans le train d’Istanbul via Budapest et Vienne. A la frontière hongroise, il fut refoulé en Bulgarie.

A Sofia, il arriva à se procurer un billet d’avion pour Varsovie.  Il lui fallut attendre quatre jours. Le 16 octobre 1992 à 16h00, son avion se posa à Varsovie-Okecie.  Zuk a bien retenu cette date. Il rejoignait la Pologne après trente-trois jours de vadrouille.

« Je me réjouissais de ma liberté. J’étais ivre de bonheur. Un taxi s’arrête, le chauffeur me demande d’où je venais et où j’allais. Il s’avérait que sa femme, avant la guerre des Balkans, partait souvent pour le Kosovo. Il m’a invité chez lui, m’a nourri, et offert de nouveaux vêtements. Nous avons parlé toute la nuit. Le matin il m’a conduit à Skierniewice ».

– Pourquoi tu es venu en Pologne ?      – Dès mon accident, mes pensées se dirigeaient vers la Pologne. J’avais en moi un panneau indicateur. La Pologne était ma Terre Promise.

Zuk comprit tout le pourquoi quelques années plus tard. Avant, il séjournait en Pologne assez souvent. Il venait chercher des pièces de rechange à Ursunow, pas loin de Varsovie, pour les deux tracteurs qu’il utilisait dans la ferme. En polonais, il connaissait quelques mots : « s’il vous plait, merci, bonjour ». Rien d’autre. A Skierniewice, habitaient des connaissances de ses parents qui s’arrêtaient chez eux en allant à Monténégro.

Zuk était heureux d’avoir atteint le but de son voyage. Le début était difficile en Pologne. Quelques jours après, il envoya un télégramme à Shkurta, une fille dont il a fait connaissance au sanatorium de Pec.

Il l’encouragea à le rejoindre en Pologne, les conditions pour se soigner étant ici meilleures.  Shkurta est arrivée par avion le 19 novembre 1992. Elle est devenue sa femme.

Tous les deux étaient des musulmans fervents. Tous les deux sortaient de graves accidents. Tous les deux avaient connu la discrimination à cause de leur origine.

« Pendant trois ans, j’ai étudié le Droit à Belgrade. En tant qu’Albanais, je recevais la bourse pour étudiants de deux cents dinars, tandis que les Serbes touchaient vingt-cinq-milles dinars. Quand j’ai dit un jour que c’était injuste, j’ai été rayé de la liste d’étudiants et interdit de continuer ailleurs.

Je ne suis pas arrivée à rencontrer Shkutra dit l’auteur du livre.   D’abord Zuk croyait que sa femme accepterait la rencontre. Il m’a invité à prendre chez eux un dessert albanais, très sucré, servi aux invités. Mais après son retour avec les filles de vacances au Kosovo chez sa famille musulmane, c’était sûr qu’il n’aurait pas de rencontre.

Les chemins du couple et les chemins spirituels de Shkutra et Zuk partaient souvent dans la direction opposée.

Le peu que je sache sur elle me vient de ce que racontait Zuk, et une fois elle-même.   Shkutra était plus jeune de Zuk de dix ans. Avant son arrivée en Pologne, elle étudia la pédagogie à Klin.

Durant une manif d’étudiant en 1981, la police a ouvert le feu. Shkutra a été touchée à la colonne vertébrale. Les médecins ont enlevé la balle d’entre les vertèbres, mais Shkutra est restée paralysée de la ceinture jusqu’en bas. Elle est restée trois mois à l’hôpital. Le plus difficile, c’était à Belgrade. Les médecins et les infirmières la traitaient mal, simplement parce qu’elle était albanaise. Mais Shkutra était forte. Quand la colonne vertébrale lui faisait mal au point de ne plus supporter la douleur, elle chantait des chansons albanaises, ce qui provoquait la rage du personnel. Elle ne fut pas étonnée du tout quand, une nuit, le chef de service, avec une satisfaction mal cachée, lui annonça qu’elle ne marcherait jamais. En aucun cas elle ne bougerait les jambes. Le serbe mettait fortement accent sur le mot « jamais ». Shkutra a répondu qu’elle croyait bien de se mettre un jour debout.  Lorsque le médecin nia, elle lui donna la date précise du moment où cela adviendrait : dans un mois, le mardi à minuit. La date butoir arrivée, Shkutra dans un effort inhumain a bougé un orteil du pied droit. Elle a dit au médecin que c’est grâce à l’intervention divine que cela s’est produit. Elle se reconnaissait redevable à Dieu de ce qu’elle puisse commencer à marcher. Même si elle devait s’appuyer sur les béquilles, elle marchait.

A l’hôpital de Belgrade, elle a vécu encore une autre chose hors du commun. Une nuit, quand elle était en prière, et que les autres malades dormaient, elle a vu quelque chose, qu’elle n’a jamais vue auparavant dans sa vie.

« Imaginez-vous qu’une étoile s’approche à la fenêtre de l’hôpital et illumine la salle commune. J’ai fermé mes paupières, la lumière était tellement forte et, à ce moment-là, dans mon intérieur, une voix me disait : ‘Tu es dans mes mains. C’est moi qui te conduis. N’aie pas peur. Je suis avec toi.’ J’ai été sous le choc, je n’ai rien compris, la voix continuait à me dire, que je serai conduite très loin, où je connaitrai la vérité et je LE trouverai ».

Après son arrivée en Pologne, elle est venue habiter avec Zuk à Skierniewice dans un appartement loué grâce à l’argent que Zuk avait ramené avec lui du Kosovo.

Au mois de mai 1993, leur caisse était vide. Plus d’appartement. Shkutra, enceinte, a été hospitalisée à cause d’une complication de sa grossesse. Zuk cherchait du travail au noir et une nouvelle habitation. Il a connu la misère, mais également la solidarité humaine.

« Je n’ai rien et en même temps j’ai tout », disait Zuk, en faisant le geste qui englobait la petite maison en bois, où on était assis depuis quelques heures déjà, et où, d’une minute à l’autre, je ressentais le froid me pénétrer.

Dans une maisonnette semblable à celle-ci, Zuk a vécu les mois les plus difficiles de l’année 1993. Peu après, une connaissance d’une connaissance lui a donné les clés d’un petit appartement de deux pièces, de sa mère décédée récemment. Après quelques années, quand ils eurent la carte de séjour, ils ont eu le logement social ; plus tard encore, quelqu’un leur a proposé un appartement plus grand, sans demander de payer la différence.

« Cette parcelle de terre n’est pas à moi non plus, dit Zuk en parlant d’un jardin bien soigné, avec une platebande où poussent des légumes et des fleurs : les propriétaires ont la maison avec le jardin, ils n’ont pas besoin de cette parcelle, ils m’en ont confié le soin ». Pour Zuk c’était le lieu de repos et de prière.

En Pologne Zuk va abandoner l’islam.  La première à être baptisée, ce fut Sylvie, la fille de Zuk et de Shkutra, née en juillet 1993. « Ma femme ne voulait pas la faire baptiser, mais moi je trouvais que, puisque nous vivions en Pologne, les enfants devraient grandir dans la religion du pays. J’avais donc fait les démarches nécessaires ».

Le 2 avril 1994, dans la paroisse de St Jacques, le curé Joseph Wasik baptisa Sylvie. Shkutra y était aussi. C’était plutôt un geste de soumission de sa part, puisque selon l’islam, la femme devait suivre son mari, mais pas forcément selon un consentement intérieur. Dès le lendemain Shkutra ne parlait plus à son mari. Lui continuait à prier et à chercher des conseils. Une semaine après, complètement découragé, il est allé à l’église de St Jacques au centre de la ville.

« A Skierniewice, il n’y avait pas de mosquée. J’allais donc où habite Dieu, expliqua-t-il. A l’église les gens se confessaient. J’ai aperçu le prêtre, je me suis approché du confessionnal, en disant : « Bonjour ». J’étais tellement impressionné que les lunettes me tombèrent du nez.

« Que s’est-il passé ? » Je rétorque : « j’ai un problème ».      – « Et ceux-là n’ont pas de problèmes ?», me dit-il en me montrant la file d’attente.  Encore aujourd’hui Zuk rit en se souvenant de cette scène !       « A l’époque, j’ignorais tout de la confession et du confessionnal ». Mais à ce moment-là, il n’avait vraiment pas envie de rire.

Quittant le confessionnal, il se dirigea vers l’autel principal. Il pleurait. Il se mit à genoux et priait comme il savait.  Avec les prières adressées à Allah.

« A un moment, j’ai retourné la tête à droite. Sur l’autel latéral se trouvait un petit tableau. J’étais sidéré. J’ai vu le visage et  la silhouette de celui qui m’a sauvé de mon accident. C’était lui, mon Sauveur ».

Le souvenir de ce moment-là est toujours très vif chez Zuk. Il regardait l’homme vêtu d’une tunique blanche, de sa poitrine sortaient deux rayons : rouge et pâle. En dessous c’était écrit : « Jésus, j’ai confiance en toi ».  Zuk pleura.

Wieslaw Wojcik, le prêtre de son confessionnal a tout vu. Il s’approcha, et proposa une rencontre après la Messe.  Zuk n’a rien dit au sujet du tableau. Il était trop bouleversé par sa découverte. Il lui parlait seulement des problèmes avec sa femme.

Le prêtre m’avait conseillé : « Le 1er août, il y aura un pèlerinage à Notre Dame de Miedniewice.  Vas-y, elle arrangera tout ».

Zuk ne savait pas ce qu’était un pèlerinage, il ignorait tout de Miedniewice, mais il sentait qu’il devait y aller. Surtout à cause de sa femme qui ne lui parlait plus.

Le jour J, tous les obstacles voulaient lui empêcher ce pèlerinage : la fille était tombée malade, la canalisation ne fonctionnait plus et les immondices envahissaient l’appartement. Il fallait aller chercher un dépanneur.

Devant l’église, il a vu que chacun des pèlerins avaient un petit équipement. Le sien se réduisait à ses béquilles, ni de sac à dos, rien, ni de casse-croûte.

Il venait d’apprendre que Miedniewice est éloigné de vingt-trois kilomètres de Skierniewice. A la première halte à Rawka, ses mains étaient usées jusqu’au sang. Les religieuses qui lui sont venues en aide lui conseillaient de continuer en voiture… Mais Zuk s’entêtait pour continuer.  Ils arrivèrent vers 14h. Dans l’église baroque des Franciscains, sur l’autel principal, il y avait un tableau en bois sculpté représentant la Sainte Famille. Selon l’ancienne coutume, les pèlerins à genoux contournent l’autel où se trouvait la copie de la statue que l’on pouvait toucher.

« Quand tous les pèlerins eurent fait leur tour et furent allés à la source, je pensais : je vais essayer. Je lâche les béquilles. Quand j’eus touché l’image, une chaleur m’envahit et la sueur me baignait. D’un coup, j’ai oublié toutes les prières musulmanes. Je ne me souvenais plus d’aucune. Aucune, je les avais toutes oubliées. A partir de ce moment durant une semaine un écran se présentait devant mes yeux et, sur lui, des prières catholiques, comme : « Notre Père », « Je vous salue Marie », « Credo », « Prière à l’ange », «  Acte de foi, d’amour et d’espérance ». Après une semaine, lorsque j’ai appris ces prières par cœur, l’écran a disparu ».

Dès lors, chaque matin au réveil, Zuk récite toutes ces prières.      En rentrant, le soir de ce 1er août 1994, il se demandait ce qu’il allait trouver chez lui après l’inondation du matin. S’approchant, il a vu, sur un viaduc près de chez lui, un attroupement de gens. Quelques dizaines de personnes. Ils sont venus à ma rencontre avec ma femme ma fille, et mes voisins. Ils avaient des fleurs pour moi. Zuk était confus, certains voisins présents ici, par le passé ne répondaient même pas à son ‘bonjour’. […] Eva Czaczkowska, « Les miracles de sœur Fautine »

 

 

Dieu qui est riche en miséricorde (Ep 2,3)